La rage des nantis.

Publié le par Jean LE DUFF

Depuis la fin du 19 ème siècle, quand le capitalisme montant partait à l'assaut des richesses de la terre, bâtissait des empires malgré ses rivalités internes, déployait sur de vastes territoires les crassiers de ses mines et les fumées de ses usines, il croyait encore suffisamment en lui-même pour se sentir investi  d'un certain potentiel de développement de l'humanité. Bien sûr, quand on grattait un peu le vernis paternaliste et les cache-misère des oeuvre de charité on se rendait compte que c'est par la lutte que les travailleurs ont arraché au fil du temps l'essentiel des avancées sociales. Les grèves de 1936 et le programme élaboré et promu par le Conseil National de la Résistance pendant les années de guerre et de clandestinité marquent des étapes majeures de progrès social dans notre pays.


Nos capitalistes maison ont rongé leur frein pendant une quarantaine d'années. En sous-main, ils préparaient leur revanche.  Les avancées sociales n'ont pas, bien au contraire,  ralenti les progrès scientifiques et  techniques. Les forces productives ont continué à se développer et à se diversifier.  A la faveur des possibilités   qualitativement nouvelles des technologies de l'information, de l'automatisation et des transports, le capitalisme s'est réorganisé à l'échelle de la planète. Il a divisé, émietté ses unités de production, divisant socialement et géographiquement les travailleurs, rendant leur cohésion plus aléatoire, plus fragile.  Le mode production esclavagiste avait besoin de gardes-chiourme armés et de chaines pour dominer la main d'oeuvre des esclaves.. Grâce aux technologies de l'information le capitalisme moderne est parvenu par des mécanisme monétaires et financiers appropriés à séparer radicalement l'univers productif et l'univers financier.  Les mécanismes d'asservissement du productif au financier sont bien plus efficaces pour maîtriser de nos jours le travail humain que ne l'étaient les gardes armés du mode de production esclavagiste.


Alors le capitalisme contemporain a pensé que le moment était venu de pulvériser cette idée selon lui saugrenue que le progrès social devait être admis à la table du partage des richesses produites.  Ses hommes de main nous gouvernent. Juppé, Balladur, Fillon se sont succèssivement atteler à la tâche. Balladur par décret à fait régressé le régime général des retraites. Aujourd'hui on prend prétexte de cette régression pour s'attaquer aux régimes spéciaux de retraite des travailleurs de la SNCF et d'EDF. Par contre on ne s'attaque pas à d'autres régimes spéciaux qu'évoque la petite vidéo qui suit


Nicolas Superludion est le casseur aujourd'hui à l'oeuvre contre les avancées sociales.  A coup de "franchises" il commence le démantèlement de la Sécurité Sociale. La privatisation de "La Poste" se traduit par une dégradation pour le public du service postal. L' enseignement public depuis plusieurs années déjà est mis au régime sec par l'UMP qui nous gouverne; Une nouvelle vient de tomber. D'après l'OCDE, le niveau des collégiens français de 15 ans a régressé en Europe de la 10 ème à la 19 ème place et l'on s'étonnera après qu'en France on ne forme pas assez de scientifiques.  

Une évidence s'impose à ceux qui réfléchissent quelque peu: l'état qui nous gouverne est de moins en moins au service de la France  et de plus en plus au service du capital financier. Les mesure prises pour que les riches payent moins d'impôts en témoignent.avis.jpg
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Publié dans politique

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